Épisode three – L’appel du cœur
Cet épisode n’est pas une arrivée. C’est un entre-deux.
C’est le moment fragile où l’on ne sait plus vraiment qui l’on est…
mais où l’on sent profondément qui l’on devient.
Arrivée en Australie : un accueil inattendu
5 novembre 2025, me voilà en Australie.
Comme la vie est parfois bien faite – et parce que je crois profondément que rien n’arrive par hasard – il se trouve qu’un cousin éloigné et sa femme vivent en Australie depuis trois ans, à seulement 1h30 de l’aéroport de Brisbane, là où j’ai atterri.
C’est donc tout naturellement, et avec beaucoup de générosité, qu’ils m’ont proposé de venir me récupérer et de m’héberger chez eux pour mes premières semaines.
Sur le moment, j’ai hésité.
Une part de moi voulait vivre cette grande aventure seule, “comme une grande”. J’avais l’impression que rester chez eux, c’était presque me trahir.
Et en même temps… j’avais besoin d’un point de repère.
D’un espace sécurisé pour atterrir.
D’un temps pour digérer tout ce que je laissais derrière moi.
Alors me voilà à Noosa, dans le Queensland, accueillie par Benjamin, Mélanie et leurs deux colocataires.
Laisser venir : un temps pour soi
Avec le recul, je ressens une immense gratitude pour ce temps-là.
Un temps sans obligations, sans contraintes, sans pression.
Un temps pour ralentir.
Pour laisser venir.
Pour ressentir.
Car ce que je portais en arrivant était lourd.
Une séparation.
Quitter un homme qu’on aime.
Se retrouver sans attache.
Ne plus être propriétaire.
Quitter une région où j’ai vécu neuf ans.
M’éloigner de personnes avec qui j’ai construit de si belles relations.
Repartir à zéro.
Faire le deuil d’une vie qu’on s’était imaginée.
Quitter mes animaux d’amour.
Pris séparément, chacun de ces événements demande du temps.
Ensemble, ils forment un séisme intérieur.
À un moment, je me suis retrouvée face à moi-même.
Sans rôle.
Sans statut.
Sans projections.
Je ne savais plus exactement à quoi ressemblait ma vie…
mais je savais qu’elle devait changer.
Suivre l’appel du cœur
Certaines personnes ont pu voir mon départ en Australie comme une fuite.
Et oui, ça aurait pu l’être.
Mais ce n’en est pas une.
Une fuite, c’est partir pour éviter.
Moi, je suis partie pour me rencontrer.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai suivi l’appel profond de mon cœur et de mon âme.
Le chemin n’est pas toujours confortable, ni simple, mais je sais que je suis exactement là où je dois être.
Depuis longtemps, je ressens cet élan très fort :
aller à la rencontre des peuples premiers, me connecter aux terres sacrées, apprendre auprès d’eux, ouvrir encore davantage mes connaissances, mes perceptions, mes dons.
Cet appel est plus fort que la peur.
Plus fort que le doute.
Plus fort que le “raisonnable”.
Ces trois premiers mois en Australie m’ont permis de me reconnecter à moi-même.
De me reposer.
De digérer 2025.
De revenir à l’essentiel.
J’aime dire que mon aventure n’a pas vraiment commencé à ce moment-là.
Mais qu’elle a véritablement commencé lorsque je suis partie dans le sud de l’Australie fin janvier, et que je me suis retrouvée livrée à moi-même à 100 %.
Reconnecter à soi et à Vital Blooming
Ce temps m’a aussi permis de continuer un coaching que je suivais, afin de réaligner l’image de Vital Blooming avec la personne que je suis aujourd’hui.
Revoir les fondations.
Redéfinir l’identité de mon entreprise.
Clarifier sa mission et sa raison d’être.
Un immense merci à Audrey pour son accompagnement précieux, sa justesse et son écoute.
Être entrepreneure, c’est accepter de se renouveler sans cesse, de s’adapter, de se réinventer.
Et c’était essentiel que Vital Blooming évolue avec moi.
Travail et certitudes
Pendant ces trois mois, j’ai aussi travaillé : deux jours en réception, trois jours en ménage.
Dans un pays étranger, l’objectif est simple : faire rentrer de l’argent.
Mais cette expérience m’a rappelé quelque chose de très clair.
Travailler uniquement pour gagner de l’argent ne me suffit plus.
Et parfois, il faut expérimenter profondément le “non” pour être absolument certaine de son “oui”.
Je ne veux plus d’une vie professionnelle qui ne me fait pas vibrer.
Je ne veux plus d’un travail qui n’a pas de sens pour moi.
À l’inverse, ce que je crée avec Vital Blooming me fait profondément vibrer.
C’est là que mon cœur bat le plus fort.
C’est là que je me sens alignée. Vivante. À ma place.
La prochaine étape : volontariat en Australie-Méridionale
J’ai atterri à Adélaïde, puis je suis partie pour trois semaines chez l’habitant, dans une ferme de moutons isolée, à huit heures au nord de la ville.
En échange de l’hébergement et des repas, je donne un coup de main avec les enfants, la maison, la ferme.
Oui, c’est du volontariat.
Non, je ne suis pas payée.
Ce choix interroge.
“Pourquoi ne pas chercher un vrai job ?”
Parce que je n’ai pas quitté une vie entière pour recréer la même structure ailleurs.
J’ai envie de vivre avec une famille australienne.
De découvrir le pays de l’intérieur.
De partager leur quotidien.
C’est cette richesse d’échanges qui m’appelle.
Peut-être qu’un jour je reprendrai un travail plus classique.
Mais pas maintenant.
Si j’ai tout laissé derrière moi, ce n’est pas pour ignorer mon intuition.
C’est pour l’honorer.
Voilà pour ce troisième épisode, où je te partage mon chemin et le prix de mes choix.
Suivre son cœur n’est pas toujours logique.
Mais c’est souvent là que commence la vraie vie.
Et peut-être que toi aussi, tu traverses un moment flou…
Un moment inconfortable…
Un entre-deux.
Et si ce flou était simplement le début de ta transformation ?
Si cet épisode t’a touché, laisse-moi un mot.
Ta lumière me nourrit plus que tu ne l’imagines.
Et maintenant, ton avis compte
Dans le prochain épisode, quel sujet aimerais-tu que j’aborde ?
– Pourquoi la relation à mon corps est devenue centrale dans mon chemin
– Le lien entre mouvement, intuition et décisions de vie
– Ce que ce voyage m’apprend sur le lâcher-prise et la confiance
Si un autre sujet t’appelle, écris-le-moi en commentaire !
With love,
Violaine – Exploratrice de vie

