Épisode four – se foutre un peu la paix
Cet épisode ne parle pas de maîtrise.
Il parle de ce moment inconfortable…
où l’on sent qu’on ne peut plus tout contrôler.
Mais où lâcher reste encore difficile.
À dire vrai, j’espérais que vous ne choisiriez pas ce sujet. Ahah.
Et en même temps…
voilà encore un bel exemple de lâcher-prise et de confiance.
Pour celles et ceux qui me connaissent un peu plus profondément,
vous savez que je suis anxieuse de nature.
Et je me soigne… ahah.
C’est là depuis longtemps. Depuis l’enfance. Ça fait partie de moi.
J’ai toujours aimé quand tout était carré. Organisé. Structuré.
Savoir à l’avance. Anticiper. Comprendre.
C’était rassurant. Sécurisant.
Et quand j’y pense aujourd’hui, ça fait sens.
J’ai grandi dans un environnement que je percevais comme tout sauf structuré.
Quelque chose d’assez… folklorique.
Beaucoup d’imprévus. Beaucoup de “on verra”.
Alors moi, j’ai fait l’inverse.
J’ai voulu tenir. Prévoir. Contrôler.
Le contrôle, c’est devenu une forme de protection.
Et pendant longtemps, ça m’a aidée.
Mais aujourd’hui… je vois aussi ses limites.
Le lâcher-prise.
Je crois que c’est un des thèmes les plus difficiles pour moi.
Vraiment.
J’essaie. Par bribes. Par moments.
Je progresse, oui.
Mais je reviens souvent dans le contrôle.
Dans l’organisation. Dans le besoin de savoir. De comprendre. D’anticiper.
Pourquoi ?
Probablement par peur. Par besoin de sécurité.
Parce que si je lâche vraiment… sans plan…
Qu’est-ce qu’il se passe ?
Et ça, c’est extrêmement effrayant pour moi.
Déstabilisant. Insécurisant.
Mais je crois aussi que nous sommes nombreux à fonctionner comme ça.
C’est une protection.
Et aujourd’hui, j’ai envie de dire merci à cette protection.
Elle m’a portée. Elle m’a soutenue.
Mais je sens aussi que je n’en ai plus autant besoin qu’avant.
C’est ok de m’autoriser à lâcher.
De ne pas savoir.
Parce qu’en réalité…
Il se passe quelque chose de très fort quand je lâche.
Quand je respire. Quand je me lance.
Quand j’arrête de vouloir tout contrôler.
La vie répond.
Si j’avais continué à agir uniquement par peur
de ne pas savoir ce qu’il allait se passer…
Je n’aurais pas quitté mon job en Suisse.
Ce job stable, sécurisant financièrement.
Je ne me serais pas lancée à mon compte.
Je ne me serais pas affirmée dans les soins énergétiques, dans les canalisations.
Je n’aurais pas quitté ma vie en Haute-Savoie.
Ni mon appartement.
Ni cette relation.
Et je ne serais certainement pas partie en Australie,
sans savoir de quoi demain serait fait.
Et pourtant… je suis toujours remplie de peurs.
De doutes. De questions.
Mais j’avance.
Un jour après l’autre. Un pas après l’autre.
Et j’apprends.
À respirer. À lâcher.
Et surtout, à voir.
Que plus je lâche…
plus la vie m’apporte exactement ce dont j’ai besoin.
Au moment où j’en ai besoin.
Parfois, c’est un lieu.
Parfois, une rencontre.
Parfois, une simple phrase
qui arrive au bon moment.
La vie est un cadeau.
Et le voyage… m’apprend énormément.
À relativiser. À prendre du recul.
À voir que nous sommes tous pareils.
Avec nos peurs. Nos doutes. Nos incertitudes.
Et que plus on enlève la pression…
plus quelque chose s’ouvre.
Plus on vit le moment présent.
Plus les connexions se créent.
Plus la joie circule.
Lâcher-prise, ce n’est pas tout abandonner.
C’est aussi apprendre à se connaître.
Savoir comment on fonctionne. Reconnaître ses limites.
Et parfois…
C’est juste se foutre un peu la paix.
Et peut-être que toi aussi,
tu ressens ce besoin de tout contrôler…
ou au contraire, cette envie d’enfin relâcher.
Et si tu t’autorisais, juste un instant…
à respirer un peu plus ?
Si cet épisode t’a parlé, laisse-moi un mot, un ressenti, une réflexion.
Ta lumière me nourrit plus que tu ne l’imagines.
Et maintenant, ton avis compte 🤍
With love,
Violaine – Exploratrice de vie

